Mercredi 28 octobre 2009 de 14h30 à l’Agence culturelle d’Alsace

La sécurité est une thématique toujours d’actualité et l’Agence culturelle d’Alsace se doit d’en favoriser la compréhension.
Le thème de cette rencontre était sur les principales modifications du type « L » du règlement contre l’incendie des E.R.P. A savoir la nécessité de la présence d’un service de sécurité incendie et d’un service de représentation en fonction de la catégorie, du type de scène (isolée, intégrée ou adossée) et de la nature des décors sur scène.
Le public, une soixantaine de personnes, constitué majoritairement de techniciens mais aussi de directeurs de structures et de responsables de municipalités, a pu s’informer des modalités d’application de la législation.
Quatre intervenants ont présenté cette législation lors de la première partie de cette rencontre : Bernard Schlaefli, directeur technique de Pole Sud ; Jean Jacques Monier, directeur technique du Théâtre National de Strasbourg ; Cedric Ruolt, formateur SSIAP ; Daniel Knipper, régisseur scénographe.
La deuxième partie de la rencontre était axée sur les répercussions de ce respect législatif : impact financier et organisationnel. Faut-il faire appel à un prestataire extérieur pour s’assurer de la présence de SSIAP ? Faut-il former du personnel en interne pour limiter les coûts ? si oui, en quoi les techniciens seraient les premiers à être formés alors que la première compétence attendue d’un technicien est de servir le spectacle par la connaissance de l’outil scénique ? Les opinions sont diverses et chacun se doit de trouver un fonctionnement en regard de ses attentes et de sa structure.
Au-delà des questions légitimes sur la modification du type « L », d’autres problématiques ont été abordées à la demande du public, notamment sur la loi handicape et l’obligation de diagnostique pour le 1 janvier 2010.
Bien entendu, les attentes d’informations d’une structure culturelle institutionnelle ou d’une salle festive d’une petite ville ne sont pas les mêmes. Dans le premier cas un directeur technique se doit de se tenir informé d’une veille législative propre à son activité. Dans le second cas, l’absence éventuelle de personnel désigné pour veiller à la sécurité d’un lieu ne permet pas une responsabilisation et un suivi effectif des évolutions législatives.
Si l’échange entre la salle et les intervenants était quelque fois désordonné par l’éventail des questions posées, cela traduit une attente forte de réponses législatives. L’empirisme n’a plus sa place dans le spectacle vivant et un technicien du public indiquait « cette réunion m’a permis de mettre un vrai contenu sur une chose floue et de mieux définir les responsabilités de chacun ». Un technicien intermittent justifiait sa présence par « une volonté d’accroître mes compétences et de pouvoir guider mes employeurs dans leurs obligations ».
C’est la deuxième rencontre technique organisée par l’Agence culturelle d’Alsace et Francis Gelin, directeur général, en précisait l’importance en ouverture des débats. Favoriser la professionnalisation des acteurs culturels est une mission de l’agence et les guides techniques (collection des e-book de la culture) en lignes dès fin novembre en sont également des vecteurs forts.
La richesse des échanges et la diversité des structures et des professionnels présents à cette rencontre encouragent toute initiative permettant de transmettre de l’information à même d’améliorer la sécurité des lieux de spectacles.