de David Serge (éd. Robert Laffont)
par le collectif De Facto
Théâtre
Tout public à partir de 14 ans
Durée : 1h15
Le spectacle

David est en visite au Futuroscope avec ses fils lorsqu’il apprend la mort de son père. Il voudrait éprouver quelque chose, mais voilà : il ne ressent rien. "
Ton père est mort, papa, et tu ne pleures même pas ?" Au centre d’un plateau blanc incliné, trois corps se partagent tous les personnages : une voix savamment entremêlée qui accuse, ressasse et embrasse. Petit à petit, la page blanche se noircit de tout ce qui était enfoui : le langage, peut-être oublié ou pas encore inventé, de la paternité…
La compagnie
Issu du théâtre amateur universitaire, le collectif bruxellois De Facto est animé depuis 2004 par Antoine Laubin, qui signe en 2009 la mise en scène très remarquée des
Langues paternelles, co-adapté avec Thomas Depryck. En résidence à L’L (Bruxelles), Antoine Laubin prépare actuellement deux spectacles écrits par son comparse Thomas Depryck :
Dehors et Le Réserviste. Le collectif a créé le De Facto Festival qui se tient tous les ans début juillet dans la campagne entre Roubaix et Bruxelles.
Interview d’Antoine Laubin
Je me suis senti une proximité personnelle avec cette pièce sur la transmission. Nous souhaitions parler de la paternité, parce que nous sommes des fils qui devenons pères, parce que la charge violente de haine et d’amour que cette double condition renferme nous fascine. Par ailleurs, j’avais très envie de m’essayer à ce que l’on appelle la polyphonie théâtrale. Ce texte le permet complètement : c’est un roman très polyphonique, avec une ambiguïté cultivée sur la génération qui s’exprime.