(Conception, direction artistique et chorégraphie)

Chorégraphe et artiste visuelle espagnole, Olga Mesa a étudié la danse, la musique et le théâtre en Espagne et en France (Rosella Hightower/ Cannes).
Second prix du deuxième Concours Chorégraphique de Madrid, elle poursuit sa formation au Merce Cunningham Dance Studio à New York. Membre fondateur de la compagnie Bocanada Danza dirigée par Blanca Calvo et La Ribot, de 1984 à 1988, elle s’engage activement dans le développement de la danse contemporaine et expérimentale à Madrid, porté par l’association La Inesperada. De 1996 à 1999, s’emploie à favoriser la rencontre entre les champs artistiques (collaborations avec des revues d'art contemporain, performances et improvisations avec d'autres artistes musiciens, plasticiens, performers… dans des lieux institutionnels et alternatifs.
En 1992, Olga Mesa fonde sa propre compagnie à Madrid et y créera onze pièces réunies sous des titres génériques comme la trilogie Res, non verba /
Des choses, pas des mots (1996-1999) et le projet
Más público, más privado / Plus c’est public, plus c’est privé débuté en 2001 (voir ci-dessous).
Le plus souvent, Olga Mesa développe son travail dans le cadre de résidences avec des institutions et des festivals européens. Parallèlement, elle poursuit ses expérimentations à travers la création de films vidéo comme Lugares Intermedios et Europas (premier prix du Festival Video à Tondela, Portugal, en 1995.
Sa collaboration avec l’artiste audiovisuel catalan Daniel Miracle débute en 1996, avec la création de estO NO eS Mi CuerpO / Ceci n’est pas mon corps, solo et premier volet de la trilogie Res, non verba. Reprise au Théâtre de la Ville à Paris en février 2001, cette pièce donne une nouvelle dimension au parcours artistique et permet à la chorégraphe de développer son travail de création, ainsi que de nouvelles formes de recherches et de nombreux stages en France et en Europe.
Artiste résidente de Pôle Sud en 2005 et 2006 (scène conventionnée pour la danse et la musique), elle décide de s’installer en France, fonde sa nouvelle compagnie et crée
La Danse et son double (duo 2006) interprété par Aude Lachaise et Sara Vaz. Son travail de chorégraphe prend une nouvelle direction à travers la transmission, l’expérimentation et de nouvelles formes de dramaturgie, alors qu’elle entame une tournée en Amérique Latine (Festival Panorama, Rio de Janeiro, Festival Danza al Borde, Valparaiso, Festival Video, Montevideo et Santiago du Chili, 2005) avec
Suite au dernier mot et
On cheRchE uNe dAnse, pièces créés en collaboration avec les artistes Daniel Miracle et Nilo Gallego, plasticien sonore.
Invitée en résidence par le Frac de Lorraine en 2007, afin de réaliser une sélection d’œuvres parmi les fonds du centre qui donnera lieu à l’exposition
Pratiques du (non) visible : en avoir le cœur (corps) net, elle développe en parallèle un projet artistique d’installation audiovisuelle
LaboFilm 1, résultat du processus expérimental de filmage développé au long de la résidence.
En tant qu’interprète, Olga Mesa a travaillé avec l’auteure portugaise de théâtre Lucía Sigalho dans Pura Sangue Mulheres (Lisbonne, 1996) ainsi qu’avec la chorégraphe espagnole La Ribot, pour l’une des ses pièces vidéo Travellings (Londres, 2003). Elle a également créé spécialement pour (ou en collaboration avec) différents artistes interprètes (
Le dernier mot , solo pour le danseur Marc Hwang (Festival de la Batie, Genève, Septembre 2001) et
Cuerpo en escena, o los sueños (no) tienen título, solo pour la danseuse et artiste Beatriz Fernández du collectif Las Santas (Mercat de las Flors, Novembre 2006).
Ses nombreux ateliers et laboratoires de création qui utilisent le corps comme support narratif expérimental sont aussi l’occasion de collaborer avec différentes institutions telles l’ESAD (Strasbourg, France), l’ENSA (Bourges, France), Le Quai (Mulhouse, France), MUSAC (León, Espagne), Centre Párraga (Murcia,Espagne). La création de Solo a ciegas (con lágrimas azules) est l’occasion de renouer avec son pays d’origine de son passage à Culturgest Lisbonne, suivi d’une tournée en France, en Espagne et en Amérique Latine. Les pièces d’Olga Mesa ont été présentées dans de nombreux festivals et structures artistiques internationales (Espagne, Portugal, France, USA (New York), Suisse, Italie, Allemagne, Angleterre, Uruguay, Argentine, Chili , Brésil, et Mali)
(Corps-opérateur)

Sara Vaz est née à Lisbonne en 1979. Elle se forme au Conservatoire National de Danse de Lisbonne et à l’École de Danse de Genève dirigée par Beatriz Consuelo.En 1996, elle intègre le centre de formation Eira, dirigé par Francisco Camacho et Carlota Lagido. En 2005, elle est sélectionnée pour participer au programme E.X.E.R.C.E au centre chorégraphique de Montpellier dirigé par Mathilde Monnier. En 2006, elle est invitée par Olga Mesa à faire partie du programme de résidence de la chorégraphe au théâtre Pôle Sud à Strasbourg.
En tant qu’interprète, elle a collaboré avec différents chorégraphes : Francisco Camacho, Tania Carvalho, David Miguel, Miguel Pereira et Olga Mesa. Elle a participé également en tant qu’assistante à la création de Self, une œuvre de Carlota Lagido. Chorégraphe-interprète, elle crée son premier solo Odette-Odile en 2006, présenté au Portugal, en France et en Espagne. Actrice, elle participe aux courts et longs métrages de Jao Galante et José Nascimiento. En parallèle à ses activités, elle poursuit ses études, actuellement la formation d’acteurs du Théâtre-Ramo Actores de l’École supérieure de théâtre et cinéma de Lisbonne (Portugal).
(Construction dispositif-espace sonore)

Jonathan Merlin découvre le son en réalisant des courts métrages documentaires en 2002. Il se spécialise ensuite aux techniques de montage, mixage et diffusion sonores, et travaille pour des films et vidéos d'artistes, réalise des bandes son d'expositions, de performances, de spectacles et intervient toujours pour le cinéma en prise de son, bruitage et montage. Il a collaboré à des films comme
Ce que nous savons de Chloé Maillet et Louise Hervé, présenté au festival Némo/Forum des images de Paris et
La Pomme de Newton de Vincent Vizioz, Festival de Cannes/Semaine internationale de la critique ainsi qu’au festival de Clermont Ferrand. Il réalise des enregistrements et des montages musicaux pour l’artiste Lucien Canibal (Bruxelles) et travail en collaboration avec Olga Mesa depuis janvier 2008 pour Solo a ciegas ainsi que sur le projet lab
Oratorio/lab
OFilm. Il participera au tournage du long métrage de la Portugaise Filipa Feitas, une production de Paolo Branco au printemps 2011 à Berlin.
(Assistante de direction)

Marta Rodriguez a travaillé 12 années comme journaliste pour les sections politiques, culturelles et de société et en tant que correspondante dans différents médias de communication espagnols en développant sa trajectoire en Espagne, Bolivie, Portugal et Brésil (Diario 16, La Voz de Galicia et Onda Cero entre autres).
En 2001 elle commence à travailler dans la communication avec Amnesty International. En 2003 elle intègre le projet Medialabmadrid, un espace de formation et d’exposition qui unit arts, activisme et sciences, en tant que responsable de communication et en production. Entre 2004 et 2008 elle travaille pour Greenpeace, au développement des campagnes nationales et internationales. L’une d’entre elles, la campagne « moda sin tóxicos » est finaliste de l’European of the Year Award 2006. Depuis 2009, elle travaille en freelance pour diverses structures comme le festival Escena Contemporánea de Madrid et l’Institut Cervantes. Pour ce dernier, elle réalise la campagne de communication « El Día e », vainqueur dans la catégorie communication des European Excellence Awards.
Dans son travail de communication, une part importante a été consacrée à l’édition de catalogues d’art, de rapports scientifiques et de publications éducatives. Elle a collaboré en production avec des artistes tels que Fernando Sánchez Castillo, Olga Mesa et Daniel Miracle pour les journées d’arts publics “Barrios creando Barrios” et pour l’espace « Off Limits » (Madrid). Elle a été invitée par le collectif C.A.S.I.T.A. à participer avec un projet artistique, dans l’exposition
Mientras vivas en esta casa réalisée à la Casa Miñana (Madrid). Elle a participé au projet d’exposition
Casa y Calles en tant que commissaire (Madrid). Depuis 2008 elle réalise avec l’artiste María Íñigo le programme de radio « La armónica » à l’Eskalera Karakola, un squat de femmes féministes et lesbiennes.
En 2007 elle se forme à l’écriture de scénario et à la réalisation de documentaires, caméra, son et édition. Parallèlement, elle réalise ses premières vidéos, parmi lesquelles on peut souligner celles réalisées pour six espaces d’art alternatifs qui furent présentées à l’Institut Cervantes de Jordanie.
(Régie générale)

Ludovic Riviere s’est formé en tant qu’éclairagiste au Théâtre Saragosse de Pau (Dir. Michel Vincenot) en France, dans le cadre de son programme de travail en tant qu’objecteur de conscience.
Il est ensuite éclairagiste pour différents chorégraphes : Laurent Pichaud, Audrey Périn-Vindt, Clara Cornil, Rémy Héritier et Thierry Thieû Niang.
Actuellement, il collabore en tant que directeur technique et régisseur lumières avec les chorégraphes suivants : Hélène Iratchet, Claudia Triozzi, Antonia Baehr, Nathalie Collantes, Laure Bonicel, Ivana Müller, Latifa Laâbissi, Martine Pisani et Olga Mesa. Il est aussi interprète dans l’œuvre
Référentiel bondissant (2005) du chorégraphe français Laurent Pichaud, y dans la pièce
As far as the eye can hear (2010), de la chorégraphe française Martine Pisani.
(Dramaturgie)
www.ruizdeinfante.orgNé à Vitoria-Gasteiz. Pays Basque espagnol (1966 vit et travaille entre Auberive (Haute-Marne) et Strasbourg.
Artiste « hors-format », Ruiz de Infante appartient à une génération dont la sensibilité est marquée par la rencontre et la confrontation des machines audiovisuelles pour le controle et le divertissement avec des matériaux apparemment simples et quotidiens. Il jongle sans complexes entre la haute technologie et le bricolage d'urgence. Ruiz de Infante reconstruit la manière dont fonctionne la mémoire lorsqu’elle nourrit le présent : par saccades pleines d’erreurs d’information, ou comme un torrent d'images qui recommencent sans fin.
Son travail participe des arts plastiques, de la littérature, de la musique, de la vidéo et, ces dernières années, trouve sa forme principalement dans des installations audiovisuelles.
Généralement éphémères, ses œuvres sont le résultat d'un travail
in situ. Elles se construisent formellement pour, autour, et dans l'espace et le contexte qui les provoquent. La notion de parcours ou de circuit est prédominante. Il invente de fragiles architectures en construction, à mi-chemin entre la ruine et le chantier.
Il a exposé des projets importants au Musée Guggenheim de Bilbao, à l’ARC Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, au MNCA Reina Sofía de Madrid, à la Kunst-halle de Bonn, au PAC de Milan, au Stedelijk Museum d’Amsterdam, au Ujazdowki Castel de Varsovie, à la Ferme du Buisson (Noisiel-Paris), à la Biennal Site SANTA FE (USA), au ZKM de Karlsruhe, la Kunst-Halle de Bonn, au Musée Carrillo Gil de Mexico, l’Institut Cervantes de Casablanca…
Depuis 2006 il travaille sur le cycle d’expositions et interventions plastiques
BlueSky qui se concrétisent dans des projets individuels et collectifs en Argentine (Espacio Fundación Telefónica et CCEBA de Buenos Aires) , France (Nuit vidéo de Nancy, Atheneum de Dijon), Espagne (Artium de Vitoria-Gasteiz), Turquie (Biennale d’Izmir)...
• Dans le champ de la vidéo monocanal, il faut signaler le long métrage
Les Loups (1995) et le court
Les Choses Simples (prix découverte au Festival du nouveau Cinéma de Montréal 1993),
Collisions sans titre (2001) et
B.S.o.D. -training attitude- (2009).
Actuellement il réalise des films évolutifs dans la série
BlueSky (
HolyBile, Cycle
Apprendre à taper, …) et travaille dans le long métrage :
ÉcosystèmesPlusieurs de ses films sont visibles dans la collection du Centre Georges Pompidou, la Maison de l’image de Genève, le MACBA de Barcelona, le MNCA Reina Sofia de Madrid, CaixaForum Barcelona et dans de nombreuses autres collections et vidéothèques.
• Dans le domaine du spectacle, il faut citer la collaboration sans entraves avec le chorégraphe Loïc Touzé (
Un Bloc, 1997 et
S’il y a lieu, 1999) et le compositeur Christian Sebille (
Jeu de Cartes, 2003,
La Pierre de New York, 2006).