On se souvient d’Alexandre Castagnetti comme le joueur de synthétiseur de La Chanson du Dimanche. Il signe ici le scénario et la réalisation d’une série légère et enlevée sur les trentenaires. Un travail mené en collaboration avec Pierric Gantelmi d’Ille, précédemment chef opérateur sur Belphégor, Iznogoud et Camping, entre autres.
- Réalisation : Alexandre Castagnetti et Pierric Gantelmi d’Ille
- Format : 8x52’
- Production : coproduction ARTE France et MAKINGPROD
- Diffuseur : ARTE
- Tournage : de 27 août au 7 novembre 2008
- Première diffusion : 9 mars 2010
- Comédiens : Jonathan Cohen, Benjamin Bellecour, Cédric Ben Abdallah, Jean-Michel Portal
- Lieux de tournage : Strasbourg et environs
Soutenu par la Région Alsace et la Communauté urbaine de Strasbourg
Synopsis

A la lisière de la trentaine, quatre amis ont bien du mal à entrer dans l’âge d’homme. Ils estiment n’avoir pas suffisamment profité des latitudes qu’offre la jeunesse et, de peur de finir « vieux et aigris », décident d’un pacte pensé comme une cure d’immaturité. Il leur faut, pour commencer, quitter dès le lendemain leur copine respective à 21h précises. Le compte à rebours commence. Du « pacte de rupture » à la « clause des brosses à dents », c’est le début d’un véritable parcours initiatique pour ces quatre invincibles, qui ne le sont peut-être pas tant que ça…
Casting
Dans les rôles principaux,
Jonathan Cohen incarne un Hassan débonnaire et rêveur qui fuit les conflits (il tourne actuellement, pour la chaîne Comédie, La Chanson du dimanche, série où il retrouve Alexandre Castagnetti dans son propre rôle).
Benjamin Bellecour est FX, un égocentrique qui cache ses faiblesses sous un égoïsme marqué.
Cédric Ben Abdallah, déjà connu pour ses one-man shows et son passage au Jamel Comedy Club, endosse le rôle de Vince, amateur paumé des plaisirs de la chair. Enfin,
Jean-Michel Portal, qui a récemment tourné avec Isabelle Huppert dans Villa Amalia, est Mano, un rockeur qui a peur de grandir.
Face à ces anti-héros, quatre seconds rôles de futures ex qui ne se laisseront pas faire :
Marie-Eve Perron, alias « Cathy Casse-Couilles » ;
Eve-Chems de Brouwer, jouant une Isabelle moins douce qu’il n’y paraît ;
Brigitte Bémol, qui a participé à l’écriture du scénario, dans le rôle de Meïke ; et
Lou Doillon dans celui de Zoé, une femme au caractère… rock’n’roll.
Complétant le tableau,
Clémentine Célarié,
François Dunoyer,
François Rollin,
Marie-Christine Adam et
Jackie Berroyer sont les quinquagénaires de la série.
Dans les coulisses...

A l’origine,
Les Invincibles est une série québécoise du même nom. Créée par François Letourneau et Jean-François Rivard, elle est devenue culte dès 2005 sur la chaîne Radio Canada. L’adaptation de la série a été placée dans les mains de Matthieu Viala et Stéphane Drouet, les fondateurs de Makingprod, start-up dynamique spécialisée dans les séries TV.
Passant d’une rive à l’autre de l’Atlantique, le nombre d’épisodes s’est réduit d’un tiers : de 12 à 8 épisodes de 52 mn. Il a donc fallu 6 mois de réécriture au quatuor de scénaristes français pour adapter le texte à ce nouveau format. Certaines scènes ont été supprimées, d’autres condensées, d’autres encore totalement inventées. De même, les dialogues et les personnages ont été repensés pour rendre
Les Invincibles résolument français et européens.
La version française conserve en revanche les différents niveaux de narration de la version québécoise : la fiction principale, des pseudos interviews des quatre garçons qui révèlent avec humour les failles des personnages et une BD animée, lecture allégorique de leurs aventures où chaque personnage possède son avatar.
Notons le rôle fondamental de la musique. Elle représente une part importante, voire inhabituelle, du budget de la série et donne un bon coup de peps aux tribulations de nos quatre copains. Elle oriente surtout clairement la série vers les trentenaires d’aujourd’hui en rappelant à leurs bons souvenirs des mélodies familières : David Bowie, The Cure, les Pixies, Gainsbourg, Tom Waits, et bien d’autres. Un rock omniprésent parce que représentatif de la génération de nos héros, épris d’amitié et de liberté.
Répondant à une contrainte budgétaire importante, les 8 épisodes de la première saison ont été tournés en 60 jours. C’est en Alsace le projet le plus important de l’année 2008, avec 30 techniciens, 80 comédiens et 1000 figurants recrutés dans la région.
Lieux de tournage

Cette première saison a été tournée entièrement dans le Bas-Rhin. Selon le producteur Matthieu Viala, Strasbourg, « entre architectures classiques et modernes, est à l’image de nos héros qui naviguent entre les âges adulte et adolescent ».
La capitale européenne a donc fourni la plus grande partie des décors extérieurs (quartier de la Petite France, rue du Jeu des enfants, poste de l’avenue de la Marseillaise…) ainsi que des studios installés dans les anciens Haras nationaux.
Certaines scènes ont également été tournées dans les environs de Strasbourg, comme la course de vélo reliant Blaesheim et Hindisheim ou le mariage d’Hassan, filmé dans l’église d’Eschau.