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Dimanche 18 octobre à 15h
au Frac Alsace

Le service des publics vous invite à une visite commentée de l’exposition, suivie d’une discussion à l’heure du thé.
Inscription



Visites guidées

Que vous soyez visiteurs individuels, en famille ou entre amis, en charge de groupes scolaires et jeunes publics, groupes de personnes de tous âges, associations, comités d’entreprise…, le service des publics du Frac Alsace vous propose desvisites guidées gratuites sur rendez-vous, tout au long de l’exposition.
Inscription

Exposition du 23 mai
au 18 octobre

Entrée libre
Tél. : 03 88 58 87 55
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À fendre le cœur le plus dur au Frac Alsace

 

« J’ai encore vu des choses à fendre le cœur le plus dur. »

Gaston Chérau

 
 

Interpréter l’archive
À fendre le cœur le plus dur / Témoigner la guerre est un projet artistique transversal à l’initiative de l’historien Pierre Schill, qui associe art contemporain, danse, photographie, littérature et histoire.

Ce projet trouve son origine dans la découverte d’une archive inédite composée de photographies et d’écrits datant de 1911, et réalisée près de Tripoli, sur le territoire de l’actuelle Libye.
Cet ensemble résulte de la commande d’un reportage sur la guerre de colonisation qui opposa le Royaume d’Italie et l’Empire ottoman, passée par le quotidien Le Matin à l’homme de lettres français Gaston Chérau (1872-1937).

Postulant la fécondité d’une approche croisée, l’exposition rassemble, autour de l’archive elle-même, des oeuvres d’artistes visuels et plasticiens (Kader Attia, Rossella Biscotti, Broomberg & Chanarin, Alexis Cordesse, Agnès Geoffray, Lamia Joreige, Rabih Mroué, Estefania Peñafiel Loaiza) engagés dans l’analyse des processus de représentation.

Les œuvres sont mises en relation avec une pièce et une installation chorégraphique créées par le danseur et chorégraphe Emmanuel Eggermont (accompagné de Jihyé Jung et Elise Vandewalle), ainsi qu’avec une production littéraire des écrivains Jérôme Ferrari et Oliver Rohe et une approche historique proposée par Pierre Schill.

Déjouant la discipline historique et l’approche documentaire classique
au profit d’une valorisation de la valeur heuristique des images, cette exposition plonge le visiteur dans une autre temporalité. Les enjeux ne reposeraient plus seulement sur l’exactitude des informations et la rigueur des analyses, mais sur quelque chose de plus ténu, qui tiendrait des mots d’effroi de Gaston Chérau.


Gaston Chérau derrière un cadavre aux confins de l oasis de Tripoli © Collection privée


Il s’agirait de nous confronter à ces questions : que provoquent en nous ces images, que nous apprennent-elles, comment nous transforment-elles ?
Quelle est cette horreur, cette terreur ? Qui sont ceux qui la fixent ?
Comment relier ces images à notre moment présent ? Cent ans après
les lecteurs de Chérau dans Le Matin, le visiteur pourrait ici endosser
la place du témoin.

Au cœur d’une société ébranlée par la question de l’autre, l’exposition
À fendre le c
œur le plus dur / Témoigner la guerre est ainsi pensée comme une réflexion sur le présent et sur le poids des traumatismes qu’il porte.
En invitant l’historien mais aussi divers regards et langages artistiques à se rencontrer autour de l’archive-source, À fendre le cœur le plus dur /
Témoigner la guerre
en propose une analyse qui tente de comprendre l’événement saisi par les images autant que de s’en affranchir et de le déborder.

La figure du témoin

Dans une lettre à son épouse, Gaston Chérau confie : « J’ai encore vu
des choses à fendre le cœur le plus dur ». Ses brouillons d’articles et
sa correspondance permettent de saisir dans un registre intime les effets de la découverte de l’Afrique et de la confrontation avec la guerre, entre contrainte professionnelle, parole publique et tourments privés.

En pendant au souci d’objectivité que suppose sa mission, Gaston Chérau laisse poindre, face au spectacle de la violence, un discours subjectif de fragilité et d’empathie.

À fendre le cœur le plus dur / Témoigner la guerre
se développe ainsi autour de la question du témoin,dont le propre est de produire des récits à partir de l’événement,des récits pluriels qui échappent autant à la rigueur scientifique de l’historien qu’à la dynamique de la sensation du reporter.

L’exposition se construit sur le déplacement du processus historique et de
la chaîne des témoins qui d’ordinaire fabriquent les représentations.
 


Informations pratiques

  • Frac Alsace / Agence culturelle d'Alsace
  • 1 Route de Marckolsheim à Sélestat (plan d'accès)
  • Exposition du 23 mai au 18 octobre 2015
    (y compris les 24 et 25 mai et le 15 août) 
  • Du mercredi au dimanche de 14h à 18h
  • Visites guidées gratuites sur rendez-vous
  • Accueil des groupes tous les jours sauf lundi, sur rendez-vous
  • Entrée libre


Partenaires et soutiens de l’exposition

Ce projet est organisé en partenariat entre le Frac Alsace, le C.P.I.F. (Centre Photographique d’Ile-de-France) et l’association « À fendre le cœur le plus dur ».
Il bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Languedoc-Roussillon, du Conseil général de l’Hérault, des Archives départementales de l’Hérault, de la Bibliothèque nationale de France, des Archives Diplomatiques et du Service historique du Ministère de la Défense et de l’association Beaumarchais-SACD.
Il a obtenu le label national de la Mission Centenaire 14-18.



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Puce noire Le Frac Alsace au sein de l’Agence culturelle d’Alsace est financé par le ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Alsace et le Conseil Régional d’Alsace. Il bénéficie du soutien du Conseil Départemental du Bas-Rhin et de l’Académie de Strasbourg.
Puce noire Il est membre de VERSANT EST - réseau art contemporain Alsace et de PLATFORM - regroupement des Fonds régionaux d’art contemporain et structures assimilées.


Légende et crédit


Gaston Chérau sur le toit de sa résidence à Tripoli, fonds Chérau © BnF
Gaston Chérau derrière un cadavre aux confins de l'oasis de Tripoli
© Collection privée
 
 
 
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Image couverture depliant A fendre le coeur le plus dur
 
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  1. Christelle Kreder

  2. Attachée de production, d'édition et de communication
  3. Tél. : 03 88 58 87 55
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